25 décembre ... le jour où j'ai failli mourir (comme un con)
A la demande générale (enfin celle de Thierry) je vais vous expliquer ce qui m'est arrivé le 25 décembre.
Nous avions repéré une ballade proche du Fox Glacier de 2 ou 3 heures pour aller voir une colonie d'otaries. Après 1/2 heure de voiture sur un chemin au travers de la forêt, nous arrivons sur le parking, jetons un coup d'oeil rapide sur le parcours et nous y allons joyeusement.
Le chemin passe à côté d'une mine d'or abandonnée dans le bush et nous débouchons sur la plage, immense, déserte, le ciel est gris, la mer agitée. Nous découvrons un crâne d'otarie, une tête de requin ... bref ambiance très gaie pour Noël.
Nous remontons la plage et nous arrivons à un petit cap rocheux situé à l'embouchure d'un cours d'eau qui forme une mare juste à la jonction de l'écume des vagues. L'eau stagnante est noire ... Comme nous ne savions pas trop par où se continuait le chemin (il fallait regarder le plan plus attentivement ...) je décide de traverser pour voir si les otaries étaient juste après les rochers. Les baskets sont mouillées mais ce n'est pas trop grave ....
Après quelques minutes je me retourne et vois les enfants et Fabienne qui me font des grands signes, je regarde la mer et je comprends. Les vagues sont de plus en plus grosses et commencent à recouvrir le bout de plage par lequel je suis passé. Je m'élance donc, seulement je ne distingue plus l'eau croupie car les vagues l'atteignent. Pas grave ce n'est pas profond j'y vais ... à mi chemin je commence à m'enfoncer, d'abord au niveau de la cheville puis du mollet et enfin quasiment au genou. J'étais passé par le cours d'eau et non par le sable ..... Fabienne va chercher un gourdin pour me le tendre mais avant qu'elle n'arrive je plonge et nage pour atteindre la rive.
La panique
J'avais eu la bonne idée de garder le sac à dos avec les cartes de crédit, l'argent néo-zélandais, la nourriture... tout est trempé.
Nous regagnons piteusement le parking, la chemise sur un bâton avant de foncer à l'hôtel (l'eau croupie, ça pue).
Ninon en a rêvé plusieurs nuits. Les enfants disent qu'ils s'en souviendront toute leur vie de ce Noël. Et nous n'avons toujours pas vu d'otaries (on se rattrapera lors de la croisière dans les Doubtful Sounds).
Promis, je ne me moquerai plus en disant "quels cons", lorsque j'entendrai aux infos : "2 personnes se sont fait surprendre par la marée..."
Nous avions repéré une ballade proche du Fox Glacier de 2 ou 3 heures pour aller voir une colonie d'otaries. Après 1/2 heure de voiture sur un chemin au travers de la forêt, nous arrivons sur le parking, jetons un coup d'oeil rapide sur le parcours et nous y allons joyeusement.
Le chemin passe à côté d'une mine d'or abandonnée dans le bush et nous débouchons sur la plage, immense, déserte, le ciel est gris, la mer agitée. Nous découvrons un crâne d'otarie, une tête de requin ... bref ambiance très gaie pour Noël.
Nous remontons la plage et nous arrivons à un petit cap rocheux situé à l'embouchure d'un cours d'eau qui forme une mare juste à la jonction de l'écume des vagues. L'eau stagnante est noire ... Comme nous ne savions pas trop par où se continuait le chemin (il fallait regarder le plan plus attentivement ...) je décide de traverser pour voir si les otaries étaient juste après les rochers. Les baskets sont mouillées mais ce n'est pas trop grave ....
Après quelques minutes je me retourne et vois les enfants et Fabienne qui me font des grands signes, je regarde la mer et je comprends. Les vagues sont de plus en plus grosses et commencent à recouvrir le bout de plage par lequel je suis passé. Je m'élance donc, seulement je ne distingue plus l'eau croupie car les vagues l'atteignent. Pas grave ce n'est pas profond j'y vais ... à mi chemin je commence à m'enfoncer, d'abord au niveau de la cheville puis du mollet et enfin quasiment au genou. J'étais passé par le cours d'eau et non par le sable ..... Fabienne va chercher un gourdin pour me le tendre mais avant qu'elle n'arrive je plonge et nage pour atteindre la rive.
La panique
J'avais eu la bonne idée de garder le sac à dos avec les cartes de crédit, l'argent néo-zélandais, la nourriture... tout est trempé.
Nous regagnons piteusement le parking, la chemise sur un bâton avant de foncer à l'hôtel (l'eau croupie, ça pue).
Ninon en a rêvé plusieurs nuits. Les enfants disent qu'ils s'en souviendront toute leur vie de ce Noël. Et nous n'avons toujours pas vu d'otaries (on se rattrapera lors de la croisière dans les Doubtful Sounds).
Promis, je ne me moquerai plus en disant "quels cons", lorsque j'entendrai aux infos : "2 personnes se sont fait surprendre par la marée..."
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